Publié dans Au jardin

Mon potager en permaculture

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Le meilleur moyen d’avoir des fruits et légumes de qualité à moindre coût et garantis sans pesticide, c’est encore de les produire soi même ! Cultiver son potager peut paraître difficile physiquement et chronophage, mais grâce à la permaculture, c’est beaucoup plus simple et beaucoup moins épuisant puisqu’à aucun moment nous n’avons à bêcher, retourner la terre ou à désherber. Le principe de la permaculture c’est de produire un maximum avec un minimum d’effort et dans le respect du vivant. Cela ne fait qu’un an que nous nous sommes lancés en permaculture, mais à la vue de la quantité de légumes produits cet été, j’ai été + que convaincue ! Je vous partage donc dans cet article un petit condensé de mes lectures pour connaître le béaba, mais je vous invite à faire quelques recherches vous même car le sujet est très vaste.

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La permaculture en hiver

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Nous pouvons déjà anticiper notre potager d’été à la mauvaise saison en préparant nos buttes et en couvrant nos futurs espaces de plantation. Pour être fertile, le sol doit être nourrit, un sol à nu le sera beaucoup moins. Couvrir le sol permet également de désherber très facilement puisque l’herbe se décomposera toute seule.

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En permaculture nous préparons donc le sol en « lasagne » c’est à dire que l’on couvre le sol en alternant différentes couches : des matières carbones = tout ce qui est marron : cartons non imprimés (en première couche seulement) feuilles mortes, branchage, paille et de matières riches en azote = tout ce qui est vert, tonte d’herbes, fan de légumes, feuilles vertes etc). Puis en dernière couche, vous pouvez ajouter un peu de compost.

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Dans les faits, en automne/hiver on va avoir beaucoup de carbone et peu d’azote et au printemps beaucoup d’azote et peu de carbone, donc j’ai mis sur ma butte carton, branches et feuilles mortes à l’automne/hiver et tonte au printemps en mélangeant un peu le tout à la fourche. Nous n’avions pas encore de compost la première année alors on allait mettre régulièrement nos déchets de cuisine (épluchures, coquilles d’œuf, marre de café et thé, tous les déchets compostable hors viande en faite) au fur et à mesure sur notre butte durant l’hiver.

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https://www.lescomptoirsmitoyens.com/2016/10/11/permaculture-et-autres-techniques-potageres-les-buttes

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Dans la nature, les sols nus n’existent pas, donc avec cette technique nous récréons en quelque sorte le sol tel qu’il est dans la forêt par exemple. Après quelques mois de décomposition de votre butte (la nôtre s’est tellement bien décomposée qu’elle n’avait plus la forme d’une butte, elle était devenue toute plate !), votre sol sera riche en humus, en vers de terres et tout ce qu’il faut pour que vos plantes se développent bien sans autres amendements.

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Une fois que vous avez compris la technique, formez vos massifs comme bon vous semble en prenant garde à l’orientation du soleil selon ce que vous souhaitez faire pousser et de préférence à l’abri des courants d’air un peu trop violents. Donc généralement, plutôt orienté sud avec une haie vous coupant du vent d’ouest c’est généralement ce qui convient le mieux aux plantes. Ici j’ai planté plein sud mais n’ayant pas de haies dans notre jardin en location les vents d’ouest ne sont peut être pas idéals, mais ça pousse bien tout de même :). Pour la forme des massifs, j’ai opté pour des traditionnels carrés potagers avec au milieu, un massif en trou de serrure permettant de faire des associations de plantes intéressantes. Voici notre massif en trou de serrure l’an passé.

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La permaculture au printemps

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Dès les premiers signes du printemps, il faut penser aux semis !

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Voici un calendrier des semis bien pratique pour savoir quand et comment semer, proposé en téléchargement par Loïc le jardineur.

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Personnellement, voilà comment je procède pour les semis :

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1 – Je commande mes graines chez un fournisseur de graines (non F1, c’est à dire que l’année suivante vous pourrez récupérer les graines de vos fruits et légumes pour les planter à nouveau) et éthique. Si vous pouvez, privilégiez un fournisseur de votre région car les graines possèdent une « mémoire » c’est à dire qu’elle poussent mieux si elles proviennent de plantes qui ont été cultivées sous le même climat et dans les mêmes conditions d’arrosage dans lesquelles vous allez les faire pousser. C’est pour ça qu’il est préférable la seconde année de garder vos graines pour les faire pousser l’année suivante. Je vous conseille comme fournisseur « kokopelli », « bieaugerme » ou « la ferme de Sainte Marthe ». Vous trouverez ici un comparatif intéressant : https://www.un-jardin-bio.com/comparatif-semenciers-bio/

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Vous pouvez aussi troquer vos graines contre d’autres graines avec vos voisins, amis, connaissances, etc.

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2- Je sème mes graines dans de la terre de mon jardin récupérée sous les arbres, ça pousse aussi bien que dans du terreau du commerce sauf que ça ne coûte rien 😉 Si votre terre n’est pas très riche, allez en récupérer un peu en forêt ! (En dernier dernier recours et en petite quantité pour ne pas détruire le biotope très précieux de la forêt en question !) Je mets ensuite la terre dans des bacs de récupération en plastique ou polystyrène (je n’aime pas trop cette matière mais ça garde bien au chaud les graines et au moins ça donne une seconde vie à ces matériaux pas très écologiques…). Puis, suivant la température, je les place derrière une vitre dans la maison s’il fait encore frais dehors, ou dans une serre/bac à semis à l’extérieur. Pour les tomates que je sème en bac, je les rempote en pots individuelles lorsqu’elles ont atteint environ 10 cm.

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3 – Je regarde ces petites vies se développer et grandir jour après jour en les arrosant régulièrement (ni trop sec ni trop marécageux, il faut que ce soit juste humide)

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La permaculture en été

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Selon votre région, plantez vos semis devenus grands dès que les saints de glace sont passés (en Normandie nous ne dérogeons pas à cette règle, mais si vous estimez que le risque de gel est nul dans des contrées plus clémentes au sud, c’est à vous de voir !). Certaines plantes ne nécessites pas de semis comme le maïs et les haricots, vous pouvez donc les planter directement dans votre butte en écartant le paillage est en creusant un trou, pas forcément très large, mettez y la graine puis rebouchez avec de la terre sans oublier d’arroser. Personnellement j’attends que le plant soit sortit de terre avant de remettre le paillage pour lui faciliter la tâche.

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Petit maïs sort de terre

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Sachez qu’en permaculture, nous ne plantons pas les variétés au hasard mais en réfléchissant aux associations entre les plantes de façon à ce que l’une apporte à l’autre ce dont elle a besoin ou de lui éviter des désagréments (maladies, nuisibles etc) ceci afin de ne pas âtre obligé de traiter nos plantes avec des anti limaces ou autres.

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L’association la plus connue en permaculture est le milpa ou les 3 soeurs :

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  1. Le maïs : il sert de tuteur aux haricots grimpants tout en leur donnant un peu d’ombre, ce qui améliore sa qualité (car ils produisent ainsi moins d’amidon que des haricots cultivés en plein soleil).
  2. Le haricot grimpant : Il permet de laisser un sol plus riche en azote grâce à ses nodules présentent au niveau de ses racines.
  3. La courge : grâce à ses larges feuilles, elle permet de créer un micro-climat permettant de garder l’humidité du sol, de le protéger de l’érosion due au vent et à la pluie, et de limiter la pousse d’adventices. Elle joue donc le rôle de paillage vivant. Et ses épines permettent de protéger les cultures contre les herbivores.

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Pour savoir comment associer vos plantes, je vous conseille cet article qui propose un tableau intéressant indiquant les bonnes et mauvaises associations : http://www.permaculteurs.com/article/les-plantes-compagnes/

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Vous pouvez bien sûr faire le choix de mélanger vos variétés comme bon vous semble, l’essentiel étant d’avoir un maximum de diversité, de ne pas hésiter à mélanger les fleurs au sein du potager pour une meilleure pollinisation et d’y mettre aussi des plantes aromatiques pour repousser les parasites qui se repèrent souvent à l’odorat. Laissez libre court à votre imagination, sortez des sentiers battues et libérez vous du carcan de la mono plate-bande !

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Voici un petit schéma de notre massif en trou de serrure. Sur le papier comme ça, cela semble vient rangé mais en réalité, les courges ont tellement bien poussé que l’on ne pouvait plus passer dans l’allée (en vert clair), le tout était complètement recouvert des plantations !

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Schéma de notre potager perma en « trou de serrure »

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Nous avons également réalisé une autre plate-bande de diverses tomates, carottes, panais, poireaux et une de pomme de terre. Pour ces dernières, poser votre pommes de terres germées sur votre sol (germe vers le haut), recouvrez d’une bonne poignée de terre puis recouvrez le tout de paille ou de foin, regardez pousser, et c’est tout ! A la récolte, quand tous les pieds sont bien fanés, tirés sur les pieds pour récolter toutes les patates 🙂

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Pied de pomme de terre en pleine croissance (je vérifiais que ça poussait bien en dessous ^^)

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Une fois vos plantes en place, veillez à bien rajouter du foin ou de la paille ou de la tonte d’herbe séchée tout au long de l’été (important de la faire sécher car en se décomposant elle chauffe beaucoup, ce qui pourrait nuire à vos plantes) Pailler permet de ne pas avoir à arroser votre potager trop souvent (le paillage garde l’humidité au sol) et de ne pas avoir à désherber.

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Ensuite, installez vous dans votre chaise longue, et regardez pousser vos légumes ! C’est le dernier point très important en permaculture 🙂

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Voici quelques photos de nos cultures et de nos récoltes beaucoup plus abondantes que lors de nos potagers non perma des années précédentes, nous avons vraiment été bluffés par le rendement ! Et quelle plaisir de voir les enfants allez manger des tomates à même le pied 🙂

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La permaculture à l’automne

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A la fin de l’été jusqu’à l’automne, vous continuerez de récoltez vos légumes, n’oubliez pas de récupérer vos graines pour replanter l’année suivant. Pour cela, prélevez les pépins de vos légumes, rincez les à l’eau et faites les bien sécher sur un linge propre avant de les conserver bien au sec et à l’ombre.

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Pour profiter de vos légumes d’été en hiver, faites des conserves ! Rien de tel que d’ouvrir un bocal de tomates du jardin en plein mois de février lorsque l’on en a pas mangé depuis des semaines 🙂

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Lorsque tout est récolté et que les pieds sont tout sec, arrachez les et mettez les à décomposer dans un coin de votre jardin. (si les pieds n’ont pas été atteint par une maladie !). Personnellement, je les arrache et les laisse décomposer sur place. Le mieux étant tout de même de les couper en petits morceaux.

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Ensuite préparez de nouveau vos plates-bandes en les couvrants comme l’année précédente.

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